ANATOMIE : LE NERF GRAND SCIATIQUE

I/ Introduction :

Le nerf grand sciatique ou ischiatique est le nerf le plus volumineux et le plus long du corps, c’est une branche terminale du plexus sacral. Il est mixte sensitivo-moteur :

  • Sensitif : il innerve la peau de la face postérieure et latérale de la cuisse, la jambe et le pied par ses branches terminales.
  • Moteur : il innerve les muscles de la loge postérieure de la cuisse, la jambe, et le pied.

Intérêt de la question :Risque de paralysie lors de la luxation de la hanche, pendant la réduction, la fracture du bassin, l’injection, ou lors d’une plaie par un projectile.

II/ Origine :

Le nerf grand sciatique prend origine au niveau de la grande échancrure ischiatique, au niveau du tiers supérieur de la ligne qui lie l’épine iliaque postéro-supérieure et la tubérosité ischiatique en avant du muscle pyramidal. Ses neurofibres proviennent de la convergence de L4 et L5 (tronc lombo-sacral), et les nerfs sacraux : S1, S2, S3. Note clinique : l’injection intra-musculaire doit être effectué dans le quadrant supéro-externe de la région fessière pour éviter l’atteinte du nerf sciatique.

III/ Trajet et Rapports :

Dans la grande échancrure sciatique : Il quitte le bassin en traversant le canal sous pyramidal, ou il est en rapport avec :

  • En arrière : au nerf glutéal et le nerf cutané postérieur de la cuisse.
  • En dedans : il répond au nerf obturateur interne, et rectal, et aux vaisseaux obturateurs internes et glutéaux.

Dans la région fessière Il passe entre :

  • En avant : les muscles jumeaux supérieur et inférieur, l’obturateur interne, et le muscle carré fémoral
  • En arrière : le muscle grand fessier.
  • En dedans : la tubérosité ischiatique.

Dans la région fémorale postérieure : le nerf sciatique chemine entre les muscles ischio-jambiers. Il répond à :

  • En avant : le muscle grand adducteur, et le court chef du muscle biceps.
  • En arrière : le long chef du muscle biceps.
  • En dedans : le muscle semi-tendineux et le muscle semi-membraneux
  • En dehors : le muscle biceps fémoral.

Le nerf sciatique

IV/ Les Branches Terminales et Collatérales :

Au sommet du creux poplité : le nerf sciatique se divise en deux branches :

  • Le nerf tibial
  • Le nerf péronier

Le nerf péronier/fibulaire :

C’est la branche de bifurcation terminale latérale du nerf sciatique, il innerve les muscles et les parties mous téguments de la région antéro-externe de la jambe et de la région dorsale du pied. Descend obliquement, en bas et en dehors, chemine au niveau du bord médial du muscle biceps fémoral, vers la tête de l’os fibulaire, reste collé sur le col de cet os et le contourne et arrive à la face antérieure de la jambe ou il perfore le muscle long péronier latéral. Au niveau du bord latéral du creux poplité le nerf péronier (fibulaire) donne deux branches cutanées : le nerf cutané péronier et le nerf saphène péronier qui s’anastomose avec le nerf saphène tibial pour donner le nerf sural. Il donne deux branches terminales :

  • Une branche superficielle : le nerf musculo-cutané de la jambe
  • Une branche profonde : le nerf tibial antérieur.


Le nerf tibial :

C’est la branche de bifurcation terminale médiane du nerf sciatique, c’est un nerf mixte sensitivo-moteur destiné aux muscles de la loge postérieur de la jambe, les muscles et téguments de la plante du pied. Au-dessous de l’anneau du muscle solaire le nerf tibial prend le nom du nerf tibial postérieur. Il descend en dehors et en arrière du paquet vasculaire tibio- péronièr, il chemine entre le muscle fléchisseur propre du gros orteil en dehors et le fléchisseur commun des orteils en dedans..
Le nerf sciatique

V/ Conclusion :

Le nerf sciatique est un nerf exposé a plusieurs affections qui peuvent se traduire sur le plan clinique par :

  • La sciatalgie au court d’une hernie discale.
  • La paralysie lors d’un traumatisme qui se traduit par : un pied tombant, steppage a la marche, l’impossibilité de se tenir sur les talons, la disparition des réflexes achilléen, cutané-plantaire, l’atrophie musculaire et les troubles vasomoteurs et trophiques.

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